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Rappels de produits : ce que 3 000 alertes par an disent de ce qu'on achète

Disons-le d’emblée, « Errare humanum est » , et cela se reporte dans les produits que nous concevons. Le sujet ici est de traiter ces erreurs quand nous achetons des articles qui en comportent, car ces défauts peuvent entraîner des conséquences graves pour l’utilisateur et son entourage : blessures, incendies, intoxications alimentaires, etc…

Rappels par Nature juridique

Pour limiter l’impact et alerter la population, les autorités et les producteurs procèdent à des rappels de produits problématiques. Depuis 2021, année où le Ministère de l’Economie et des Finances a commencé à publier ses chiffres en Open Data, il y a en moyenne 3000 rappels par an tous produits, alimentaire inclus.

Premier constat rassurant : 88% des rappels sont réalisés volontairement par les entreprises. Seulement 12 % des rappels sont à l’origine des autorités.

En dehors de l’alimentaire, les 3 principales catégories de rappels concernent : - Les produits pour bébés-enfants, - Les produits pour la maison et l’habitat - Les vêtements, mode et EPI (équipement de protection individuelles).

Principales catégories

Les produits pour bébés et enfants

La sous-catégorie des jouets représente 70% des rappels de cette catégorie. C’est évidemment inquiétant. Peluches, déguisements, éléments de dinette et autres objets pour nos enfants apportent différents risques principalement liés à leur composition chimique ou à la possibilité que des pièces soient ingérées par de jeunes enfants. Au vu du risque, garder une trace de ces produits et les mettre sous surveillance est une attitude responsable.

Les produits pour la maison et l’habitat

Les sous-catégories sont ici plus variées. La première sous-catégorie, avec 40% des rappels se trouve dans votre cuisine et ne concerne pas l’électroménager, il s’agit de l’ensemble des autres matériels de cuisine : bols, marmites, poêles à crêpes, la liste est vaste. Ces produits peuvent casser ou contenir des produits chimiques néfastes ou au-dessus du seuil autorisé.

Les vêtements, mode et EPI

La première sous-catégorie avec 53% des produits concernés contient les vêtements, textiles et accessoires de mode. La liste des risques encourus est édifiante : risque chimique, intoxication, arrêt respiratoire, strangulation et autres blessures. Cirés pour enfants, claquettes pour femmes, robes, chaussures. Tout votre dressing est concerné. Même si ce n’est pas la première des sous-catégories, c’est la plus surprenante : 44 % des rappels concernent… les EPI, ou Equipements de Protection Individuelles. Ainsi les articles destinés à nous protéger sont… dangereux. Chaussures de sécurité, harnais, masques respiratoires ou encore casques présentent des défauts et n’assurent pas la protection attendue. Cela concerne les professionnels, les bricoleurs ou encore les sportifs.

La nécessité d’avoir une bonne mémoire

Le délai moyen entre la commercialisation d’un article et le déclenchement d’un rappel est de neuf mois. Difficile donc de se souvenir sans assistance de ce que l’on a acheté plusieurs mois en amont. La liste des rappels contient même des alertes sur des produits commercialisés depuis plus de 20 ans !

Quelles suites à un rappel produit ?

Les solutions sont multiples. Dans tous les cas, le produit ne doit plus être utilisé le temps de contacter le service client. La suite peut être un remboursement de l’article ou son échange contre un équivalent ne comportant pas de problème. Dans d’autres cas le produit est mis à jour ou réparé.

Notre apport

Oïkdjin vous aide en conservant l’inventaire des produits que vous saisissez. Cette liste est analysée quotidiennement par rapport à celle des rappels afin de détecter si l’un de vos biens est concerné. Nous stockons aussi pour vous les preuves d’achats que le commerçant pourrait vous demander pour procéder au remboursement ou à l’échange. Tout au même endroit !

Source : Données Rappel Conso , analyse des rappels 2021–2025